Les sources de la mort
La nuit tombe rapidement, tandis qu'un vent violent souffle par rafales en secouant les branches des arbres dont il arrache furieusement les dernières feuilles. Le paysage s'estompe dans l'obscurité croissante.... L'auto roule à vive allure et nous écoutons la radio d'une oreille distraite quand, tout à coup, le titre d'une causerie attire notre attention : "Le Fonti della morte" (les sources de la mort)
C'est la description, faite par Peter Kolosimo, du voyage harassant des quinze survivants d'une expédition nord-américaine à travers la jungle amazonienne.

"...Haletants, les hommes poursuivent leur route jusqu'à la première base qui ne doit pas être très éloignée, à l'orée de la forêt vierge. Ils ont de quoi manger, mais une soif atroce les tenaille depuis plusieurs heures et commence à menacer de folie leur esprit halluciné par la chaleur, les bruits et les silences mêmes de la jungle. Soudain ils perçoivent le bruit d'une eau qui coule, En s'orientant dans la direction de ce bruit, ils arrivent à un fleuve aux eaux si limpides qu'elles laissent voir, avec une extraordinaire netteté, les pierres et le sable qui recouvrent son lit. Après s'être longuement abreuvés, ils reprennent leur marche sans prendre garde au goût bizarre que cette eau leur a laissé dans la bouche. Au bout de quelques heures, de vives douleurs saisissent tous les explorateurs. Arrivés à grand peine à leur station, ils seront transportés d'urgence en avion à Bogota pour être soignés."
Ils ne pourront plus jamais se joindre à une expédition ni faire le moindre effort physique, et c'est avec un régime très sévère qu'ils pourront espérer prolonger leurs jours. L'eau du fleuve Cachoon les avait sauvés en apparence, mais en réalité il les avait condamnés !
Je ne peux m'empêcher de penser à cette autre jungle qu'est le monde, et à tous ces "explorateurs", que sont nos contemporains, qui cherchent le moyen d'atteindre les objectifs d'une vie heureuse, paisible, prospère... En cours d'expédition, ils boivent à toutes les sources qu'ils découvrent sans prendre garde aux effets pervers qui les conduisent à la mort. Et pourtant, il y a 2.000 ans, Jésus s'est levé le jour d'une fête solennelle et s'est écrié : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi qu'il boive, et l'eau que je lui donnerai deviendra une source qui jaillira jusque dans la vie éternelle.
Jésus affirme qu'il peut étancher la soif de l'âme à la recherche du bonheur et de certitude. Mais beaucoup ne veulent pas écouter ce message, préférant les eaux du monde, prometteuses en apparence, mais mortelles. Attention également aux eaux miraculeuses de la religion qui semblent répondre aux aspirations spirituelles. Certains viendront au dernier jour en disant à Jésus : "N'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ?" et Jésus leur répondra : "Je ne vous ai jamais connu, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité." Mat.7 / 22
Nous devons chercher Jésus pour ce qu'il est, et non pour ce qu'il donne. Nous devons le laisser nous remplir de sa vie à la gloire du Père, et être, pour Lui, les disciples dociles qui accomplissent sa volonté. Alors aucune eau traîtresse ne pourra nous nuire.
Epis Strasbourg
Jeunes
EPIS'ode enfants


